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Petit Déjeuner du 7 mai 2009
Invité ROLAND MEYER
Sous-préfet de Palaiseau
Accompagné de Guillaume PASQUIER,
Chef de la Mission de PréfigurationOIN
Un grand nombre de participants à ce petit déjeuner au cours duquel nous avons accueilli M. Roland MEYER sous préfet de Palaiseau. Il était accompagné de M. Guillaume PASQUIER successeur de M. Jean-Pierre DUFAY à la direction de l’OIN et qui est venu nous parler de ce projet.
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Que se passe-t-il sur notre territoire suite à la présentation officielle du Grand Paris faite par le Président de la République le 29 avril dernier ?
2 sujets :
1) Intercommunalité
2) Développement de la Région Parisienne, en particulier le plateau de Saclay au sens large.
Intercommunalités : le Préfet a lancé une initiative pour rapprocher Cœur du Hurepoix (4 communes) et Europe Essonne, c'est-à-dire en ce qui nous concerne, deux des trois communes qui composent Courtaboeuf : Villejust et Villebon sur Yvette.
Les différents représentants de l’État n’ont jamais caché que l’intention, à plus long terme, est d’avoir une seule intercommunalité sur le Nord-Ouest du département, ce qui représente 540 000 habitants.
En Région Parisienne, l’aménagement du territoire c’est principalement : les transports, les grandes zones d’activité et les grandes zones d'habitat. A l'exemple de St Denis qui s'est donné les moyens,
la CAPS, Europe Essonne, le Cœur du Hurepoix, Marcoussis et les Ulis doivent se rapprocher et ne pas se livrer à une concurrence contreproductive.
L'OIN - Opération d'Intérêt National
Monsieur Pasquier nous donne une définition de l’OIN
1) C’est un projet
2) C’est un outil juridique
3) C’est un outil opérationnel
L’intérêt de l’OIN est de restructurer les territoires : c’est une démarche longue et difficile car il y a beaucoup d’intervenants avec des intérêts différents et des craintes injustifiées, comme par exemple celle ressentie par les maires qui craignent de voir s’éloigner les centres décisionnaires et de se trouver incapables de jouer leur rôle de proximité auprès de leurs concitoyens.
Néanmoins les esprits évoluent et de plus en plus d’élus sont prêts à tenter cette grande intercommunalité.
L’OIN est une opération scientifique, technique et économique unique en France et en Europe conçue pour contrecarrer le leadership américain dans ce domaine. Il s’agit d’une plateforme mondiale, avec une concentration d’écoles, d’universités et de laboratoires privés qui n’est pas sans poser des questions de logement.
Le dispositif, initié en 2006 avec comme vocation le dynamisme économique et technologique, peut être considéré comme un outil juridique que l’État se donne pour contrôler les permis de construire, faire aboutir les projets en cours et valoriser les 49 communes impliquées, en particulier le parc d’activité de Courtabœuf avec les villes proches de Massy - Versailles - Trappes - Élancourt - Buc - Vélizy - Orsay – Satory (dédié à la recherche du véhicule propre).
Il ne sera pas pour autant négligé le cadre de vie très agréable de notre secteur qui attire beaucoup d’entreprises : sur le Plateau de Saclay la zone verte sera conservée car elle attire les chercheurs étrangers, en particulier japonais, américains,
Les trois missions de l’OIN sont les transports, les logements, l’attractivité économique. En ce qui concerne cette dernière, des liens très étroits sont prévus avec le monde de la recherche : dans cet esprit, la gouvernance sera confiée non seulement à l’État et aux Collectivités locales, mais aussi aux représentants du monde scientifique et aux acteurs économiques.
Pour obtenir les résultats attendus, il faut prendre en considération l’aménagement du territoire, l’environnement et les transports. Parmi les projets il y a celui d’un Syndicat de Transports Local (équivalents du STIF pour l’Île de France) et le réseau Grande Vitesse du Grand Paris reliant le centre de Paris aux extrémités, de Saclay à Roissy, en passant par la Défense, Le Bourget et Saint Denis.
Ce projet, à l’horizon de 10 ans comme demandé par le Président de la République comporte une première tranche (liaison Versailles – Orly) suivie par une deuxième (desserte de Saclay). En attendant il faut continuer à améliorer l’existant.
Guy-Francis Parmentier (Président de l’ADEZAC) profite de la présence de Monsieur Guillaume PASQUIER, qui est ravi de cette première rencontre avec le monde économique, pour rappeler que le parc d’activité de Courtabœuf attend beaucoup de ce projet, notamment en ce qui concerne les accès routiers et ferrés. L’argent a été débloqué mais pas l’ombre des travaux, surtout sur les points noirs du « Grand Dôme » et du « Ring ».
Guillaume PASQUIER répond que le TCSP (Transport en Commun en Site Propre) de la partie Massy – Courtabœuf – Bures sera accéléré. Pour la partie routière du « Ring » et de l’accès à l’A10 (« Grand Dôme ») la situation est confuse et l’OIN fait le maximum pour rendre ce projet prioritaire.
Christian SCHOETTL, Maire de Janvry et Président de l’Association Commerçants du Centre Commercial des Ulis, rappelle que l’aménagement du territoire est attendu depuis 30 ans sans qu’il démarre et qu’en attendant des grandes entreprises quittent Courtabœuf. Il devient très urgent d’améliorer l’existant avant de faire une grande Intercommunalité des Transports au risque de voir le parc se désertifier.
Roland MEYER répond que la zone de Courtabœuf se caractérisée par une très grande diversité d’activités qui complique la réalisation des projets. Monsieur Max MAHIN de l’ADEZAC rétorque qu’au contraire cette diversité est un atout. À l’origine, c’est le cadre verdoyant de la Vallée de la Chevreuse qui a permis le développement du parc.
Roland MEYER est convaincu que les projets d’accès à Courtabœuf se feront mais qu’il y a beaucoup de projets en concurrence et des choix s’imposent.
Denis GUYOT-SIONNEST (administrateur de l'ADEZAC) réitère que la ligne Orly – Massy est indispensable mais qu’aujourd’hui la visibilité du projet n’est pas claire.
Le pôle System@tic fait déjà un très bon travail mais les retombées pour Courtabœuf seraient encore meilleures si les relations au sein des structures universitaires étaient renforcées et le transfert de technologie valorisé en tenant compte du type de laboratoire et du type d’entreprise.
Guy-Francis PARMENTIER rappelle à ce titre que le petit déjeuner du 4 juin est consacré à l’apprentissage en enseignement supérieur, en particulier à Paris Sud. Il demande à Hamid Boulenouar de prendre la parole.
Hamid BOULENOUAR (Président de la Commission Entreprises et Université de l’ADEZAC) indique que le rapprochement Université - Entreprises est fait par sa commission qui, depuis une dizaine d’années, organise régulièrement des rencontres. La première priorité est de donner les moyens à la commission universitaire et de simplifier la cartographie universitaire (21 établissements).
Alain CHEILLE de JM BRUNEAU souhaite que le projet OIN accélère la création d’emplois sans suivre pour autant l’exemple de Sarcelles. Monsieur Guillaume PASQUIER indique que pour le plan Campus une première phase se réalise dans les 5 années à venir et une deuxième phase, relative aux transports lourds, d’ici 10 à 12 ans.
Philippe CARVAILLO (vice-Président de l'Adezac) ajoute qu’une liaison rapide jusqu’à Roissy et pas seulement Orly est aussi indispensable.
Daniel Lapersonne de la CAPS fait une mise au point sur les intercommunalités créées il y a 6/7 ans : Massy et Villebon n’ont pas voulu rejoindre la CAPS alors que les Ulis souhaitent y adhérer ce dont il se réjouit. Il espère que l’État acceptera l’adhésion des Ulis.
Prochain petit déjeuner jeudi 4 juin : l'apprentissage en enseignement supérieur avec l'université Paris Sud Orsay.
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