COMPTE-RENDU du DÎNER organisé par l’ADEZAC
le 16 décembre 2009 à l’hôtel MERCURE des ULIS
avec le préfet de l’Essonne monsieur Jacques REILLER
sur le thème de «
Le 16 décembre
Nous étions une quarantaine, dont des représentants de
En ouverture, Max Mahin, président d’honneur de l’ADEZAC, a fait un rapide historique de notre association fondée dès l’arrivée des premières entreprises sur la zone de Courtaboeuf il y a plus de trente ans. Il a noté l’importance d’une telle association pour représenter les entreprises auprès des pouvoirs divers et notamment des collectivités territoriales d’autant mieux qu’aujourd’hui elle représente une force reconnue puisqu’elle est une des associations parmi les plus représentatives de l’Essonne.
Exposé liminaire du Préfet J. REILLER
Avant de répondre aux questions des participants, le Préfet a tenu à brosser un tableau global de la politique du gouvernement sur différents sujets qui forment le cadre du développement économique. Il a ainsi rappelé le contexte de crise financière puis économique dans laquelle nous nous trouvons encore et les efforts du gouvernement pour en limiter les conséquences, tant par l’action vigoureuse entreprise vis-à-vis des banques pour qu’elles recréent une fluidité des prêts et des transferts d’argent, que par la limitation de la pression fiscale sur les entreprises notamment par la suppression de la taxe professionnelle sur laquelle il ne peut pas en dire plus tant que le débat parlementaire n’est pas achevé. Il a également insisté sur les ressorts du développement que sont la recherche et l’innovation et expliqué en conséquence l’incitation à l’usage du C.I.R. (Crédit Impôt Recherche) envers les PME. Il a parlé du contexte des débats sur l’environnement (Conférence de Copenhague) où nous avons tous un grand pas à franchir pour respecter la nature qui nous donne déjà tant. Il a exposé le projet de réorganisation des collectivités locales, faisant suite à la loi dite « Chevènement » datant de 1999 sur les intercommunalités si indispensable au regard des alourdissements de procédure et de coûts résultant des responsabilités partagées et des financements croisés.
Régionalement et concernant l’Île-de-France, il a tenu à rappeler l’importance des infrastructures routières et de transports en commun qui sont un des axes majeurs du projet de Christian Blanc pour le Grand Paris.
Il a ensuite rappelé que nous avions de la chance de travailler en Essonne qui est vraiment une terre d’innovation mais il constate cependant que les relations entre les entreprises et les laboratoires publics de recherche doivent se développer pour favoriser l’innovation dans les domaines d’activités de nos entreprises avec une croissance du dépôt des brevets où nous sommes très en retard par rapport aux pays anglo-saxons.
Séance de questions-réponses
Afin d’animer le débat, Denis GUYOT-SIONNEST a présenté au Préfet les questions qui avaient été préalablement transmises au secrétariat et, lorsque cela était nécessaire, il rebondissait pour aller au bout des sujets.
1- Amélioration des accès routiers du parc de Courtaboeuf
Deux projets sont arrêtés : la création d’un demi-échangeur sur l’A10 au sud-est du parc près du Grand Dôme et la restructuration du « ring de Courtaboeuf ». On ne peut pas faire les 2 chantiers en même temps ; c’est pourquoi, on commencera par l’accès nouveau sur l’A10 pour lequel les procédures administratives sont terminées (enquête publique avec avis favorable du commissaire enquêteur), les financements arrêtés ; il reste à consulter les entreprises et choisir le lauréat, ce qui devrait permettre un début des travaux à la mi-2010 pour un délai estimé à 18 mois. Donc, début 2012, on devrait pouvoir démarrer les travaux du ring à condition que d’ici là soient définitivement arrêtées les modalités de son financement qui en sont presque à leur achèvement. Avec 2 ans de travaux, cela conduit à une mise en service fin 2013.
2- Amélioration des accès en transports en commun
Le Préfet rappelle le projet de TCSP (Transport en Commun en Site Propre) qui doit joindre la ville de Saint Quentin en Yvelines à Massy puis Orly pour lequel le tronçon urbain de St Quentin et le tronçon Massy-Polytechnique sont en service. Rien n’est arrêté pour la suite faute de financement, malgré la reconnaissance du besoin crucial de ce transport. Il en est de même pour la liaison Massy - Courtaboeuf/Les Ulis.
3- Point sur l’intercommunalité du nord de l’Essonne
Les entreprises ont mis le doigt sur l’absurdité d’avoir les 3 communes du parc de Courtaboeuf membres de 3 intercommunalités, ce qui complique sérieusement les contacts et surtout les décisions malgré la présence du syndicat Courtaboeuf Développement ; en particulier parce que les intercommunalités n’ont pas toutes fait une priorité du développement économique et donc de leurs relations avec les entreprises. D’autre part, il est important que les entreprises fassent bénéficier les collectivités de leurs propres expériences particulièrement pour la requalification du parc. Le préfet a clairement laissé entendre qu’il souhaite et espère le regroupement demandé, qui pourrait se décider d’ici fin 2012 selon le projet de loi Marlaix ; il préfère attendre cette solution globale plutôt que de travailler par petits pas car la moindre décision met un an à s’inscrire dans les textes et à s’appliquer ! Monsieur Lapersonne, représentant
4- Point sur l’OIN (Opération d’Intérêt National) du pôle de Saclay
L’OIN-Saclay se met en place et c’est une des priorités du président SARKOZY dans son projet du Grand Paris. Le délégué ministériel en charge de cette OIN, Pierre VELTZ, est en place depuis quelques mois. Combinée avec le plan Campus et le financement dédié en provenance du grand emprunt, cette opération devrait voir des concrétisations très rapidement, d’abord avec la restructuration de l’Université Paris XI et l’arrivée de l’École Centrale sur le Plateau. Il faudra bien que les infrastructures nécessaires suivent.
5- Développement des relations des entreprises avec l’université Paris XI
Il est important que les relations des entreprises avec Paris XI se développent afin de concrétiser le dernier point de l’exposé liminaire. Le préfet est en contact avec le président de l’université et lui fera part de cette demande.
6- L’application d’un « Small Business Act » à la française (question de Hamid BOULENOUAR)
Conclusion
Après de vifs applaudissements et des remerciements au Préfet pour son exposé et ses explications sur les sujets ouverts par les questions des entrepreneurs, le dîner s’est achevé dans la bonne humeur et dans le partage des vœux de bonheur à l’approche de la nouvelle année 2010.


