Jeudi 9 septembre 2010 : de 8 heures à 9 heures L'évènement du mois : Petit Déjeuner ADEZAC L'URSSAF
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L'EVENEMENT DU MOIS
Petit déjeuner ADEZAC du 4 mars 2010
Comment améliorer la compétitivité et la rentabilité de nos entreprises ?
Nos intervenants :
Philippe Ducros Consultant en Organisation (PDHC) : Ses missions s’orientent autour de la productivité en activité de production et la productivité hors production : économies pour les entreprises.
Gérard Pommier, Commissaire aux Comptes : par rapport à ses clients, propose de faire un état des exemples de ceux qui ont réussi.
La réduction des coûts :
Fin 2009, 89 % des entreprises ont engagé un programme structuré de réduction des coûts (42 % en 2008). Gérard Pommier indique que, même pendant la crise, certains de ses clients ont augmenté leur chiffre d’affaires et ont entamé une opération de réduction des coûts qui font que le résultat global est très bon.
Présentation par Philippe Ducros (voir lien ci-dessous)
www.adezac.org/upload/editeur/file/pr%C3%A9sentation%20pdj%20du%204%20mars%20.ppt
Selon Philippe Ducros, il est important de travailler en équipe et de communiquer. Le personnel doit être motivé, pour que cela se passe bien. Cela nécessite des méthodologies d’approche et une remise en question permanente.
Méthodologie : dans l’ordre, les 6 étapes de la page 4 sont nécessaires :
Fiscalité – Finances – Frais de fonctionnement - Frais généraux - Coûts sociaux - Achats et logistique.
Il faut commencer par les coûts les plus élevés, faire un audit (parc automobile, frais de déplacements..) et s'assurer de la survie des actions pour garantir la pérennité.
Gérard POMMIER :
FISCALITE :
On peut s’appuyer sur les aides fiscales pour améliorer la rentabilité de l’entreprise (dans le domaine agricole cela peut représenter 20 % de C. A.)
· La taxe foncière : s’assurer que ce qui est déclaré sur les documents correspond bien à ce qu'a réellement l'entreprise. Il est possible de se rendre au centre des impôts pour vérifier le niveau de taxation en faisant attention à ce que le niveau de taxation ne soit pas en dessous du taux réel, car de ce cas, l’administration fiscale peut faire un redressement.
· La taxe Professionnelle : même si elle est remplacée par la CET, il n’y a pas une grande différence. Il faut aussi vérifier les immobilisations par destinations.
Il faut également vérifier les éléments qui doivent impacter, ou la taxe foncière ou la taxe professionnelle car, s’ils sont mal imputés cela peut coûter cher.
- Tout ce qui se rapporte à l’immeuble, c’est de la taxe foncière.
- Les équipements se rapportent à la taxe professionnelle et il ne faut pas oublier d’enlever des comptes tout ce qui est déjà amorti pour éviter des coûts inutiles.
· Crédits d’impôts :
Pour les produits commercialisés à l’étranger, on peut faire des économies en déduisant tous les frais engagés pour leur commercialisation (plafond) et on peut diminuer le montant de l’impôt à verser.
· Fiscalité internationale (Europe, USA, Japon, pays à bas coût – Est, Asie..). Cela reste flou d'un pays à l'autre Une société ayant des filiales à l’étranger peut avoir des prix de transferts différents mais, attention, cela peut être remis en cause par le fisc français.
Pour M. Pommier, il y a plus à gagner dans l’optimisation fiscale que dans l’économie fiscale. L'optimisation fiscale est la façon dont on va construire les coûts et les revenus dans les différents pays. Mais attention, il est plus sûr de bien connaître le droit du pays.
FINANCES :
· Coût des emprunts :
Le coût est déterminé au moment de la décision de financement. Si l’on doit emprunter aujourd’hui, il faut regarder la trésorerie avant de prendre une décision (coût variable ou fixe). On peut mixer car, si l’on souhaite rembourser par anticipation, il y a une pénalité sur le fixe mais pas sur le variable. En cas de changement de taux, il faut avoir de la trésorerie pour pouvoir, à ce moment-là, rembourser par anticipation, tout ou partie du variable.
Les sociétés qui réussissent ont de la trésorerie car il leur est plus facile d’emprunter.
Si le BFR (besoin en fond de roulement), est positif à un moment de crise il sera plus important au moment de la reprise et il peut très vite devenir négatif.
Toutes les sociétés qui vont bien, notamment, en période de crise, sont celles qui ont les stocks les plus faibles.
Il faut pouvoir suivre les différents postes de coûts tout au long de la supply chain.
FRAIS DE FONCTIONNEMENT :
Le travail s’autofinance et on doit s’organiser avec moins de personnes en diminuant les travaux inutiles.
Pour faire des économies, bien analyser le nombre de personnes par activité et les besoins en structure. La bureautique, les frais d’impression (encre, papier..) représentent 1 à 3 % du Chiffre d’Affaires. Il faudrait donc aller au maximum vers la dématérialisation ce qui n’est pas toujours facile (durée de vie d’une feuille imprimée : 5 secondes).
Il faut mettre des règles :
Selon Gérard Pommier, les sociétés qui génèrent une bonne rentabilité sont celles qui maîtrisent le mieux les frais de fonctionnement. Ceux-ci peuvent aller du simple au triple et il convient de se concentrer essentiellement sur les questions vitales de l’entreprise, ce qui est primordial en période de crise.
FRAIS GENERAUX :
- Frais liés aux bâtiments, à la maintenance, la sécurité, le gardiennage, le traitement des déchets, la cantine.
COUTS SOCIAUX : taxe d’apprentissage, tarification liée aux accidents du travail etc.
ACHATS ET LOGISTIQUE :
Poste très important dans le ratio dépenses/gains qui permet de faire souvent des économies substantielles :
- Revoir les contrats avec les transporteurs et messageries
- Grouper les d’achats pour pouvoir négocier de meilleurs contrats
- Réduire la logistique transports express qui coûte très cher.
Gérard Pommier : dans le passé il y avait une bonne relation entre le client et le fournisseur. Aujourd'hui l’acheteur ne s'intéresse qu'à la baisse des coûts et il faut faire jouer la concurrence pour optimiser les achats.
Question : le rôle du dirigeant Gilles Granier : le rôle du président est primordial, il doit être un MODELE pour la pérennisation des actions. Il est important de fixer au personnel des règles pour réduire les coûts, mais savoir aussi récompenser.
Point important : montrer l’exemple. Les réductions de coûts dans les entreprises excluent une grande différence : les véhicules de fonction. Si le dirigeant continue de rouler avec une grosse voiture de société, voyage en première classe, a beaucoup de frais de représentation (réceptions, restaurants 3*), lorsqu’il demande des efforts au personnel, ceci est très mal accepté.
Le rôle du dirigeant est un élément essentiel dans un programme de réduction des coûts.