Petit déjeuner ADEZAC
du 4 décembre 2008
Projet de développement économique de notre territoire
Intervention de M. Jean-Pierre PERVES
Président du Conseil Économique et Social de la CAPS
Nous avons eu le plaisir de recevoir Monsieur Jean-Pierre Pervès, Directeur du CEA de Saclay de 2000 à 2006, actuellement en charge du projet "ITER", et qui préside le Conseil Économique et Social de la CAPS depuis sa création, en septembre 2007.
Au départ, le C.E.S. comportait 72 entités invitées, parmi lesquelles, des représentants des entreprises, des syndicats patronaux et salariés, des associations, de la recherche et de l'enseignement, dont une personne par entité.
Le C. E.S. a travaillé pendant un an, sous forme d'une réunion mensuelle. Beaucoup de réflexion, de prises de notes, pour faire une synthèse des uns et des autres. Le rapport d'étape déposé en juillet 2008 a été approuvé par 28 voix pour, 1 contre et 2 abstentions. Approbation tout à fait large de ce rapport en interne.
Le rapport a été présenté au Conseil Communautaire de la CAPS, au mois de septembre 2008. Le C.E.S. a fait un diagnostique pour arriver à des propositions.
Propositions qui ressortent du rapport de Christian Blanc :
Orientation initiale :
- Appuyer le développement économique du Plateau de Saclay
- Accompagner les plans nationaux, l'harmonisation des projets, l'orientation des hautes technologies.
Logements :
En comparant les objectifs de l'OIN avec le C.E.S., on constate des différences : recherche sur l'immobilier pour l'OIN et restructuration du tissu urbain pour le C.E.S. On vise 35 000 habitants, dont 13 000 étudiants.
Les entreprises :
La CAPS va mettre en place une agence de développement avec un groupe de travail. Il convient que les employeurs soient représentés de manière ad' hoc.
Question habitat :
Le C.E.S. constate sur ce plan qu'il y a beaucoup de villages en vallée. Des logements supplémentaires, c'est compliqué, et la population est préoccupée par le sujet. En effet, il faut un habitat avec une proximité travail / transports en commun, une ville avec ses chercheurs et ses habitants. Il faut bien sûr intégrer le développement durable (énergie, eau et transports en commun).
Point important : les transports
Deux fondamentaux :
- Frein au développement car difficultés d'accès
- 85 % de transports individuels.
Il faut insister sur le transport routier. Notre secteur est un peu abandonné. Il est nécessaire d'améliorer le RER B et C et, sur le plan automobile, accélérer le TCSP (transport en commun en site propre) entre Palaiseau et le Plateau de Saclay qui devrait démarrer dans les mois qui viennent, créer la Transversale Versailles -Orly et Radiale Nord-Sud, avec une cohérence des transports en commun. Globalement, on pousse très fortement sur l'Île de France pour que notre secteur soit mieux pris en compte.
Développement durable :
Le plateau est presque une page blanche. Il sera moins coûteux de bien faire les choses que de rectifier après. La CAPS pourrait se situer en opération pilote.
Territoires agricoles :
2300 hectares présentés au niveau du SDRIF. Au niveau de l'OIN, 1800 hectares. Une terre de la Martinière serait vendue à l'État.
Fermes du Plateau de Saclay : des discussions ont eu lieu, il y a un besoin de savoir, d'avoir plus de clarté. L'agriculture pourrait évoluer vers une agriculture de proximité. On constate certaines convergences entre l'OIN et le C. E.S.
Interventions de l'audience :
- Il faut insister sur les déplacements, surtout les transports collectifs et, toujours, les déplacements privés en voiture. Il n'y aura pas de développement économique sans cela.
- Pour les transports en commun : Nord-Sud et Est - Ouest, il faut véritablement faire l'axe de bout en bout, insister sur un système de financements privés. Ne pas oublier les autres réseaux de transports de surface (TCSP, métro) entre Versailles et Massy.
- Quels effets co-latéraux peuvent avoir sur l'environnement actuel, l'apport de 35000 personnes qui vont générer des effluents urbains, du plateau vers la vallée où Orsay est en première ligne.
- Monsieur David ROS, maire d'Orsay et vice président de la CAPS, félicite le travail du C.E.S., il est d'accord sur le fait qu'il y ait un état des lieux initial pour créer un cluster. Mais ce qui ressort des travaux du CES n'aboutit pas à ce que présente Christian Blanc. Concentration exclusive entre Polytechnique et le Plateau de Saclay ; il faut un aménagement beaucoup plus large. On se heurte au problème des logements, des transports.
Quelques remarques de M. J. P. Pervès :
- Transports en commun : privé / public, point à creuser
- Effets co-latéraux : le CES n'a pas établi de plan, a acté de ne pas restaurer l'Université Paris Sud car le coût est colossal. Par contre, déménager Paris 11 et libérer l'espace d'Orsay pour arriver à un système d'université compacte sur le plateau de Saclay.
- Le développement ne peut pas s'envisager s'il n'y a pas une infrastructure. Il est souhaitable que les priorités de l'OIN ne remettent pas à plus tard, nos impératifs, le "ring" des Ulis et l'accès par le Grand Dôme.
- Il est important de compenser la haute technologie et la recherche en prévoyant également un pôle artisanal. En effet, une frange importante de la population occupe des emplois notamment dans les métiers du bâtiment.
Points additionnels :
Max Mahin rappelle que la remise des 91 d'Or aura lieu ce soir à l'INSTN. Nous avons le plaisir d'accueillir cette année M. Rémy PAUTRAT. Un 91 d'Or exceptionnel sera remis à J.M. Bruneau et le 91 d'Or sera décerné à DTZ JEAN THOUARD. Ses employés ont fait tourner l'entreprise pendant un an, sans son responsable, Thierry Martineau, victime d'un grave accident de la circulation.
Il présente également M. LAYGUE, kinésithérapeute, spécialisé dans la gestion du stress et installé sur Courtaboeuf et aussi, deux infirmières qui ont créé un cabinet sur la commune des Ulis, ce qui est une première à Courtaboeuf : Marianne HABERT et Myriam MAGEN.
M. LAYGUE nous présente l'opération qu'il va mener les 6 et 7 décembre : pouvoir offrir au personnes qui le souhaitent, un massage bien-être sur Courtaboeuf, pour 20€ au profit du Téléthon.
Nous remercions Monsieur Jean-Pierre Pervès et les participants.